Languidic, forte de ses 11 000 hectares et de ses 250 kilomètres de routes communales mérite qu’on prenne le temps de la découvrir. A pied, à vélo, à cheval ou en voiture, vous trouverez dans cette rubrique différents circuits.
Une belle manière de découvrir la commune et ses richesses : chapelles, menhirs, rivières, etc.
Languidic, d’où vient ton nom ?
Etymologie de Languidic, extrait du bulletin paroissial de février et mars 1914
Paroisse de Languidic : origines (extrait du bulletin paroissial de 1914)
La chapelle de Saint Trémeur, Saint Georges et Saint Cornely
Aumônerie des chevaliers de saint jean de Jérusalem a Languidic (extrait bulletin paroissial juillet 1914)
Le site mégalithique de Kersolan
La rivière du Blavet
Toponymie de Languidic (travaux de frère Cheval en 1998)
Languidic, Lann Guidic.…d’où vient ton nom ?
Languidic aurait pu prendre le nom de Saint Aubin qui vit le jour dit-on sur son territoire ; mais il en fut autrement. C’est en 1160 que l’on trouve Languidic mentionné pour la première fois sous la forme de Lan Kintic, et c’est au milieu du 14e siècle qu’on trouve Languidic écrit avec son orthographe actuelle.
Languidic est composé de deux mots : Lan et Guidic. Le Lan, qu’il ne faut pas confondre avec son homonyme Lann qui signifie Lande, correspondait à un lieu sacré qui comprenait ordinairement le territoire entourant une église ou un monastère fondé par un moine ou un Saint, à partir duquel s’exerçait l’apostolat des moines avant l’organisation des paroisses. Il semble que la dernière syllabe Guidic désigne un nom propre ; Languidic pourrait alors signifier le territoire de Guidic ou de Saint Guidic.
On trouve en effet à plusieurs endroits en Bretagne, un village, une chapelle dédiée à Saint Quidic (Plouay / Morbihan) ou à Saint Quidy ou Guidy.
L’origine en remonte, semble t-il à Saint Kinède ou Kidig né en Armorique de famille royale. Il eut pour père Dinot et pour mère Anauret, sœur de Saint Théliau, évêque de Landaff en pays de Galles. Vers l’âge de 20 ans, Kidig gagna le “continent” et s’établit au pays de Glamoran dont la capitale est Cardiff. Un riche seigneur du pays lui donna un emplacement pour construire un monastère dont le Saint fût longtemps l’Abbé ; c’est là qu’il mourût au début du 6e siècle. Une troupe d’émigrés bretons ou gallois remontant le Blavet a pu s’établir à Languidic au 6e siècle. On peut supposer que Saint Kidig se trouvait à la tête de ces émigrés qui se sont établis sur ce territoire, auquel on aurait donné le nom du Saint.
Si la commune a pris le nom du Saint, elle est cependant placée sous la bienveillance de Saint Aubin que la tradition fait naître au Château de Spinifort, aujourd’hui en ruines.
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Etymologie de Languidic
(Bulletin paroissial, Parrez Lanngedi, de février 1914. L’article est non signé, mais le bulletin parle un peu plus loin de : "Monsieur l'abbé Le Gohébel, vicaire à Priziac, l'historien si apprécié de notre bulletin paroissial.
Nous avons vu que plusieurs paroisses de Bretagne portent le nom de Saint Aubin. Pourquoi n'a-t-on pas donné à Languidic, paroisse où il a vu le jour, le nom de ce grand saint ? C'est là une question intéressante que nous ne ferons que signaler....
Que signifie le mot Languidic ? D'où vient ce nom ?
Avant toute chose, il faut considérer quelles ont été les différentes formes du mot Languidic, comment s'écrivait ce mot dans le cours des siècles. C'est en 1160 que nous avons trouvé Languidic mentionné pour la première fois. Languidic s'écrivait alors Lann Kintic ; en 1264 : Landgendic ; en 1310: Languindic et Languendic ; Languidic en 1315 et en 1327 et même en 1282 (Cartulaire du Morbihan par L. Rosengweig). Languedic le 27 Août 1450, Languidic le 28 Septembre 1451 (Lettres du pape Nicolas V par l'abbé Vaucelle). Languidic en 1330 et en 1377 (Pouillé de la province de Tours par A. Longnon).
En 1448, 1464, 1481 et en 1536, on écrit Languédic ; en 1477 Lenguidic (Noblesse Bretonne aux 15e et 16e siècles par le comte R. de Laigue).
Il est hors de doute que Languidic se compose de deux mots : "Lan" et "guidic". Le premier n'a pas varié dans le cours des siècles ; on a écrit différemment le dernier : kintic ; guindic, guendic, et guédic. Comme la langue celtique ou la langue bretonne est la langue en usage à Languidic depuis très longtemps, il est vraisemblable que le mot Languidic a une signification bretonne.
Or tout le monde sait que dans la langue celtique telle qu'elle était employée par les émigrés bretons du Ve et VIe siècles, le mot lan est un mot qui correspond au land des peuples du Nord et signifie territoire, pays contrée, région. En Grande-Bretagne, avant l'émigration des Bretons en Armorique, le mot "lan" avait le sens de lieu consacré. Pourquoi ? Parce qu'il comprenait ordinairement le territoire entourant une église ou un monastère fondé par un moine ou un saint.
Il nous semble que la dernière syllabe du mot Languidic, Kintic, Guindic, Guendic, Guédic ou Guidic désigne un nom propre, un personnage d'où Languidic pourrait signifier : territoire de Guidic ou de Saint Guidic.
Y a-t-il eu un saint de ce nom ? Pour mieux répondre à la question, examinons les noms de lieu qui ont quelque ressemblance avec le mot "Guidic".
Suite : extrait du bulletin Parrez Lanngedig de mars 1914
Monsieur le Chanoine Le Mené, doyen du Chapitre Cathédral, (Histoire du diocèse de Vannes) cite le Prieuré de Locquidic, (c'est presque Languidic), existant en 1516 dans le doyenné de Pontbelz. On sait que le siège de ce doyenné était à cette époque à Mendon. Le siège du prieuré de Locquidic, aujourd'hui totalement inconnu, était à Locmariaquer, où il y a un village nommé Loquidy.
A Plouay (Morbihan), non loin de Languidic, existe un village dénommé Saint-Quidic. A Plumelin (Morbihan), une chapelle de Saint-Quidy ou Guidy dédiée à un saint ermite écossais mort au Pays de Galles le 1er Août 529 et un village du même nom, Lesquidic ou Lesquidy, village de Sérent (Morbihan).
A Mellac (Finistère), près de Quimperlé, un village nommé Le Guidic. A Scaër (Finistère) il y avait autrefois une chapelle dédiée à Saint Quidic. A saint-Caradec-de-Loudéac, (Côtes d’Armor), il y a une chapelle dédiée à Saint Quidi ou Quidic. A Loudéac même, une autre chapelle en l'honneur de Saint Quidy. A Saint-Gonnec, près de Mur-de-Bretagne (Côtes d’Armor), un village de Saint Quidic. Citons encore l'ancien prieuré du Grand Loquidy à Saint-Donatien-de-Nantes (Loire-Inférieure).
Quel était ce saint Quidy ou Quidic, appelé aussi Kinède par quelques-uns , honoré, comme on le voit dans plusieurs localités de Bretagne ?
Dans la paroisse de Saint-Caradec-Loudéac, aujourd'hui dans le diocèse de Saint-Brieuc, autrefois dans celui de Cornouailles (Quimper), il y a une chapelle dédiée à Saint Quidy, et on y solennise sa fête un dimanche d'Août. (Catalogue de plusieurs saints honorés en Bretagne par D. Lobineau) Est-ce Saint Kinèdus , ermite écossais ?
D'après plusieurs hagiographes, saint Kinède qu'on appelle aussi Kidig et Kihoèd, est né en Armorique de famille royale. Il a eu pour père Dinot et pour mère Anauret, sœur de Saint Téliau, évêque de Landaff au Pays de Galles.
D'autres placent sa naissance au Pays de Galles même, à Goyr. Il a passé les premières années de sa vie dans une île, tout près du littoral de Pays de Galles. Vers l'âge de vingt ans il gagna le "continent", et s'établit au pays de Glamorgan, dont la capitale est Cardiff. Il y a dans ce pays une chapelle en l'honneur de Saint Quidic. Un riche seigneur du pays lui donna un emplacement pour construire un monastère dont le saint fut longtemps abbé. C'est là qu'il mourut au commencement du 6e siècle, après s'être rendu célèbre pour sa sainteté. Il mourut en effet le 1er Août 529, d'après Dom Lobineau, et sa fête est marquée en ce jour dans le martyrologe romain. Au pays de Glamorgan, sa fête se célèbre le 1er Août. On l'invoque contre la fièvre.
Au cours de cette notice historique, nous avons vu qu'une troupe d'émigrés bretons ou gallois , remontant le Blavet, a pu s'établir à Languidic au VIe siècle. Soit que les émigrés étaient du même pays et peut-être de la même famille que saint Quidic, soit qu'il fut connu seulement, par eux, on donna au nouveau "lan" ou centre religieux établi dans cette partie de l'Armorique le nom de Kidig, en ce moment célèbre en Grande-Bretagne par sa sainteté. D'où Languidic, territoire de Quidic ou Kidic.
Bien que ce saint soit actuellement très peu connu, nous avons vu qu'il est honoré en Bretagne depuis de longues années. Pourquoi pas à Languidic même ?
Beaucoup de paroisses du diocèse de Vannes honorent aujourd'hui Saint Pierre. Pourquoi ? Parce que le patron primitif était trop peu connu ou d'une existence douteuse ou d'une sainteté non reconnue officiellement par l'Eglise. A Languidic, les choses ont dû se passer de même. Le culte de saint Quidic, patron primitif ? a été remplacé par le culte de saint Pierre.
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Paroisse de Languidic : Origines
Extraits du bulletin "Parrez Lanngedig" d’avril 1914
Languidic se trouve non loin de la mer ; une rivière importante (..) Ces différentes circonstances de lieu nous ont fait supposer que des Bretons émigrés de Grande-Bretagne en Armorique aux Ve et VIe siècle ont établi le christianisme dans ce pays comme dans la plupart des paroisses situées sur le littoral ou voisines du littoral.
Y avait-il une paroisse à Languidic avant le IXe siècle ? Longtemps avant le 9e siècle, et probablement dès le 6e siècle, au moment des émigrations bretonnes, un centre religieux devait exister à Languidic (…) Nous pouvons croire que la paroisse de Languidic existait au moins au 9e siècle (…) A part quelques paroisses de création postérieure, le diocèse de Vannes était donc constitué au 9e siècle comme il l'a été jusqu'à la Révolution Française. Si l'on ne dit pas paroisse de Languidic au 9e siècle c'est que le mot latin "parochia" (paroisse) désignait exclusivement le diocèse jusqu'au 12e siècle (…)
La paroisse de Languidic, actuellement encore la plus étendue du diocèse de Vannes, comprenait à l'origine un territoire beaucoup plus étendu que le territoire actuel. En effet la paroisse actuelle de Branderion qui comprend 601 hectares, a fait partie, comme trêve, de la paroisse de Languidic, jusqu'en 1402. A cette date elle fut érigée en paroisse et en 1790 en commune. Bien plus, là où se trouve actuellement la ville d'Hennebont, sur la rive gauche du Blavet, il y avait simplement une chapelle dédiée à Saint Gilles et tout près, un village nommé Trémoëc. Cette chapelle et ce village dépendaient à l'origine de la paroisse de Languidic. Ayant pris avec le temps un certain développement, l'évêque de Vannes érigea le village de Trémoëc en paroisse sous le titre de Saint Gilles Trémoëc. Cette érection de Saint-Gilles-Trémoëc, maintenant Hennebont, n'eut pas lieu avant le 13e siècle. De la paroisse Saint-Gilles -Trémoëc dépendait comme trêve Saint-Gilles des Champs, aujourd'hui paroisse, dont une partie du territoire dépend toujours de la commune de Languidic. En 1377, Saint-Gilles-Hennebont était déjà paroisse distincte de Languidic. Elle ne fit donc partie de Languidic que jusqu'au milieu du 14e siècle.
Hennebont ayant une superficie de 700 hectares environ (Lochrist compris), Brandérion 601, Languidic 11372, la superficie totale de Languidic était jusqu'au milieu du 14e siècle de 13000 hectares environ.
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(Circuit des six chapelles)
La chapelle de Saint Trémeur, au village de Penhoët, est dédiée à Saint-Trémeur bien sûr, mais également à Saint-Cornély et à Saint-Georges (Sant-Jord en breton), dont on retrouve les statues à l’intérieur de la chapelle. Le bâtiment actuel, qui a fêté son centenaire en 1997, a été reconstruit en 1897, à quelques mètres de son emplacement initial. C’est la troisième chapelle construite sur ce site.
A l’intérieur le chevet est éclairé par un grand vitrail dont une partie seulement a été restaurée. On aperçoit Saint-Georges à cheval et près de lui, Saint-Trémeur. Le vitrail est l’œuvre de M. Laumonière, artisan verrier. Près du chœur, une œuvre remarquable en bois polychrome et taillée en une seule pièce de bois( XVe ou XVIe) représente Saint-George à cheval, terrassant le dragon.
Saint-Trémeur
D’un ouvrage à l’autre, la légende de Saint Trémeur prend des formes différentes. Il existait dans la contrée un homme terrible et sanguinaire, le Comte de Comorre, dont on peut penser qu’il a inspiré le conte de Barbe Bleue. En effet, Comorre, cruel et jaloux, tuait ses femmes aussitôt qu’elles étaient enceintes. Triphine (ou Tréphine), fille du Comte Waroch de Vannes fut demandée en mariage par Comorre.
Mais, la famille de Tréphine, au courant des cruautés de cet homme, s’opposa au mariage. Comorre, plein de ruse, supplia Saint-Gildas d’intervenir en sa faveur et il put finalement épouser Tréphine. Mais cette dernière devint enceinte. Certaines histoires racontent que Tréphine fut décapitée comme les autres, puis ressuscitée par Saint-Gildas et que son fils Trémeur, sauvée une première fois par Saint-Gildas fut finalement retrouvé par son père et à son tour égorgé. D’autres racontent que Tréphine put s’enfuir malgré le courroux de son mari et que ce dernier retrouva son fils quelques années plus tard et le tua. Quoiqu’il en soit, une troisième version nous donne la conclusion suivante : le père de Tréphine implora Saint-Gildas qui fit facilement tomber les châteaux de Comorre : Castels Finans au-dessus des gorges du Blavet, la Motte dans les bois de Camors et la Forêt en Brandivy, punissant ainsi la terrible cruauté du Comte Comorre et la mort de Saint Trémeur.
Mais Dioclétien voulait ramener l’Empire au culte des dieux anciens et décida d’abattre le christianisme. Il fit part de ses volontés à ses officiers.
Seul Georges éleva la voix pour s’opposer aux mesures qui s’annonçaient.
Il le fit avec ardeur et révéla qu’il était lui-même chrétien. On essaya de le faire se dédire, mais rien ne le fit céder. Il fut torturé et finalement décapité en l’an 303.
Cet officier romain sera par la suite naturellement représenté en cavalier et en soldat vainqueur du mal, le paganisme, représenté par un dragon.
La présence d’un dragon sur une statue était bien sûr un bon point de départ pour l’imagination. C’est pourquoi vous pourrez entendre l’histoire suivante : Dans la lande du Hayo, entre le moulin à eau et à vent de Guerzelin, se trouve une cavité circulaire de 6 à 7 mètres de diamètre, connue dans le pays sous le nom de « Trou du serpent ». Un autre trou plus petit communique avec celui-ci par une tranchée ou rigole. Le petit trou était la place de la tête du serpent, la tranchée la place de son cou, et le grand trou l’emplacement de son corps monstrueux qui le remplissait de ses enroulements.
Ce terrible dragon inspirait une telle épouvante à la contrée que les habitants s’étaient soumis à lui payer un tribut au prix duquel il les garantissait de ses attaques. Ce tribut était une jeune fille qu’on lui livrait chaque année et que le dragon dévorait. Un jour, Saint-Georges, passant dans les environs, monté sur un superbe coursier, rencontra une jeune fille toute éplorée ; il s’arrêta pour lui demander où elle allait, et quelle était la cause de son chagrin : « Hélas ! répondit-elle, à quoi servirait de vous le dire, puisque vous ne pourriez m’être d’aucun secours ! A force d’insistances, le Saint parvint pourtant à savoir que l’infortunée était envoyée pour se faire dévorer par le serpent de la lande du Hayo. Alors l’intrépide cavalier la fit monter en croupe et lança son cheval vers le trou du serpent. Arrivé près du monstre, qui s’apprêtait à s’élancer sur lui : « Ouvre la gueule, lui dit-il en lui montrant la jeune fille, voilà ton tribut . » Le serpent obéissant ouvrit sa large gueule ; mais au moment où il crut saisir sa proie, le cavalier lui plongea sa lance dans la gorge ; puis il l’écrasa sous les pieds de son cheval. Ce fut ainsi que Saint-Georges sauva la jeune fille, extermina le serpent et délivra la contrée d’un monstre si redoutable. »
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Saint-Cornély
Saint Corneille ou Saint Cornély en breton, premier pape issu de la noblesse romaine, n’eut qu’un bref pontificat mais qui a marqué dans l’histoire de l’Église. Soutenu par son ami Saint Cyprien, évêque de Carthage, Cornély lutta contre l’hérésie de Novatien, s’éleva contre les sacrifices d’animaux que les païens et même quelques chrétiens accomplissaient pour obtenir des guérisons. L’Église l’honore comme martyr, car il subit la persécution de l’empereur Dèce qui l’exila à Civitta-Vecchia où, sans doute, il mourut d’épuisement. Mais la « Légende Dorée » de Jacques de Voragine (XIIIe siècle) raconte qu’il refusa de sacrifier aux idoles et qu’il fut décapité à Rome, devant le temple de Mars.
Une autre légende, locale celle-ci, assure que Saint Cornély, accompagné d’un bœuf qui portait ses bagages, poursuivi par les légions romaines, arriva au pays de Carnac. Ne pouvant fuir plus loin à cause de la mer, le saint se retourna et changea les soldats en pierre. Ce sont les fameux menhirs, appelés depuis les « soldats de Saint Cornély ».
Toujours selon la légende, les alignements de Kersolan en Languidic seraient également des soldats victimes du mauvais sort du Saint.
Sans doute à cause de son nom, Saint Cornély devint le Saint protecteur des bêtes à cornes.
Source : En Bretagne Morbihannaise, coutumes et traditions du vannetais bretonnant au XIXe s., p. 210,
d’Henri-François Buffet. Édition B. Arthaud
Source : Saint Cornély et son Eglise
de René Auffret, p.4. Imprimerie Lescuyer, Lyon.
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Aumônerie des chevaliers de saint jean de Jérusalem a Languidic
Extrait du bulletin paroissial, "Parrez Lanngedig", de Juillet 1914
C'est au XIIe siècle que le monastère de Sainte-Croix de Lochrist, situé à Langroëz, commune de Languidic, fut fondé. C'est vers 1150 que les Chevaliers de Saint-Jean-de Jérusalem s'établirent sur le territoire de Languidic, probablement à Langroëz, sur les bords du Blavet. Dans tous les cas, le monastère fondé à Langroëz dépendit de bonne heure de la grande Abbaye de Saint-Gildas de Rhuys. Le village de Trémoëc (nom primitif d'Hennebont) bâti près de la chapelle de Saint-Gilles, fit partie de la paroisse de Languidic jusqu'au XIVe siècle ; Saint-Gilles-Trémoëc, ayant pris avec le temps , un certain développement, l'évêque l'érigea en paroisse, et en confia l'administration au prieur de Sainte-Croix de Lochrist. Le siège du prieuré était la chapelle de Langroëz sur le territoire de Languidic. Ce prieuré comprenait, en outre, une maison d'habitation et une métairie voisine contenant 20 journaux de terres diverses. Cette tenue serait la tenue située à l'est de la chapelle, sur le territoire de la commune de Languidic. La maison d'habitation du prieur se trouve tout près de la chapelle, à l'est; c'est une très vieille maison avec un magnifique escalier en pierres de taille.
Le prieur de Langroëz, qui était en même temps recteur de Saint-Gilles-Trémoëc (aujourd'hui Hennebont) vint-il résider à Saint-Gildas? Nous l'ignorons. La distance entre le siège de la paroisse et le prieuré n'était que de trois kilomètres. Le prieur en qualité de recteur eut la dîme sur la paroisse; et quand plus tard, il dut rentrer au monastère de Rhuys, il conserva le titre de recteur primitif avec la dîme, et en laissa seulement une portion au prêtre séculier chargé de le remplacer près des fidèles.
Le 3 mars 1445, frère Arthur Le Roux, prieur de Saint-Christ et de Saint-Gilles, avec le consentement de son abbé et de son couvent, accensa une prairie pour une rente de cinq sous.
A la mort du dit prieur, le cardinal Alain de Coëtivy se fit pourvoir du prieuré de Saint-Croix de Lochrist et, le 1er mars 1453, il obtint du pape Nicolas V, l'union provisoire de ce prieuré à l'Abbaye de la Joie, près d'Hennebont. Jeanne de Coëtivy, sœur du Cardinal était abbesse du monastère de la Joie (…) Les prêtres chargés de l'administration de la paroisse d'Hennebont ou Saint-Gilles-Trémoëc par le prieur de Langroëz et par l'Abbesse de la Joie ont porté le nom de vicaires perpétuels jusqu'à la Révolution.
Depuis l'union du prieuré de Lochrist à l'Abbaye de la Joie, l'abbesse a joui des droits temporels du recteur primitif et de la faculté de présenter le vicaire perpétuel d'Hennebont. En 1725, l'abbesse mentionne "le prieuré de Sainte-Croix, autrement dit Saint-Christ, avec la chapelle et la métairie y attenant, contenant 20 journaux, avec les dîmes et les oblations". En 1653, la dîme prieurale de Lochrist était affermée 32 perrées de seigle.
Le prieuré de Sainte-Croix de Lochrist, fondé au XIIe siècle, probablement par les Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, disparut à la Révolution. Le 25 Août 1791, 2 tenues situées à Lochrist, dont l'une dépendait de l'ancien prieuré, furent vendues à Monsieur Chardon, de Lorient, pour 4650 livres.
Du prieuré de Sainte-Croix de Lochrist, il ne reste plus que la chapelle de Langroëz, faisant partie aujourd'hui de la paroisse Saint-Gilles d'Hennebont, autrefois Saint-Gilles des Champs, et de la commune de Languidic.
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Site mégalithique de Kersolan : retour sur la période mégalithique
On appelle mégalithes, « grandes pierres » selon la racine grecque, ces monuments de pierres, de dimensions variables, répandus partout en Bretagne mais aussi dans de nombreuses autres régions de France et à l’étranger. Ils ont été édifiés au Néolithique, c’est à dire entre 4500 et 2000 ans avant notre ère.
Le néolithique est une période importante dans l’histoire de l’humanité puisqu’elle correspond à la sédentarisation de l’homme, au début de l’agriculture et de l’élevage, à l’utilisation de la pierre polie et l’usage de la poterie. Finies la vie itinérante, la chasse et la cueillette ; l’agriculture « fixe » l’homme qui s’approprie un territoire et le marque.
L’écriture n’ayant fait son apparition que bien plus tard, il est difficile de donner un sens exact à la construction de tels édifices. Nombreuses ont été les interprétations. Les ossements retrouvés sous certains monuments permettent cependant de penser que ces constructions étaient liées au culte des morts. Les dolmens, les Tumulus sont en effet et de façon certaine, des chambres funéraires. En revanche, il est plus difficile de donner un sens aux menhirs.
Pour vous permettre de vous rendre compte de l’évolution d’un site en un peu plus d’un siècle, voici un extrait de l’ouvrage de M. Cayot Delandre, Le Morbihan, son histoire et ses monuments (1847).
« Entre les villages de Penhoët, de Kersolan et du Resto, il existe un monument druidique dont on n’a pas encore parlé, et qui consiste en trois lignes de menhirs courant du sud au nord sur une longueur de 600 à 700 mètres. La ligne de l'ouest joint celle du milieu par son extrémité nord, et lui est parallèle dans son extrémité sud. La ligne du milieu et celle de l'est ne se réunissent pas, et sont à peu près parallèles dans toute leur longueur. Les trois lignes espacées entre elles d'environ 50 mètres sont un peu courbes dans le même sens vers leur centre, et la courbure est tournée vers l'est. A leurs extrémités, elles s'arrêtent toutes les trois à des terres labourées, ce qui peut faire supposer qu'elles se prolongeaient autrefois beaucoup plus loin, et qu'elles auront, été détruites dans cette partie lorsqu'on a défriché les landes sur lesquelles elles reposaient. Le plus grand nombre de ces pierres est aujourd'hui renversé ; les plus longues de celles qui sont encore placées verticalement n'ont pas plus de 1 mètre 75 de hauteur. »
On appelle les pierres de ces alignements les Soldats de St Cornély à cause du voisinage d’une chapelle dédiée à ce même Saint (cf. Chapelle de Penhöet), exactement comme à Carnac. La légende de ce dernier est raconté plus haut dans le paragraphe consacré à la chapelle du village de Penhoët.
La lande de Kersolan, sur laquelle se trouvent ces lignes, appartient au terrain granitique ; mais elle ne contient pas de roches ; on y voit d'autres blocs que ceux qui forment les alignements, et qui ont dû, par conséquent, y être transportés d'assez loin.
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Pont Augan et la rivière du Blavet
Cette étape à Pont-Augan peut être l’occasion d’une petite marche le long du Balvet, sur le chemin de halage. Vous pouvez vous garer sur le parking prévu à cet effet.
Vous pouvez également y déjeuner, faire du vélo ou du canoë.
Aujourd’hui, quelques péniches y circulent encore ; c’est une véritable épopée : entre Hennebont et Pontivy, il faut franchir 28 écluses sur 56 km (soit une écluse tous les deux km).
Une écluse est une sorte de marche d’eau mobile située entre deux niveaux d’eau différents : celui d’un bief supérieur et d’un bief inférieur. Cette marche d’eau, longue de 26,30 m est fermée par des portes en amont et en aval, qui sont ouvertes dans un sens ou un autre selon que la péniche va vers la mer ou remonte vers Pontivy.
Une eau poissonneuse....
De nombreux pêcheurs parcourent le chemin de halage à la recherche de sandres, carpes, brochets, perches, gardons, brèmes et autres poissons blancs qu’hébergent les eaux du Blavet. Mais dans cet affluent de l’Atlantique on trouve aussi des truites de mer, des anguilles et des saumons de l’Atlantique ; théoriquement, leur présence ou leur retour sont le symbole des eaux pures.
La variété des milieux, la présence de nombreux rochers, la richesse et la beauté de la végétation en toutes saisons, le spectacle des barrages et des maisons éclusières fleuries attirent et séduisent de nombreux visiteurs qui empruntent le chemin de halage ainsi que les quelques sentiers de randonnée permettant des remontées vers le plateau. La faune, moins originale, est cependant riche avec une bonne représentation de mammifères (blaireau, renard, sanglier, chevreuil, ragondin, vison d'Amérique,...) et d’ oiseaux nicheurs (notamment la poule d'eau, le martin pêcheur, la bergeronette de ruisseaux, et divers rapaces nocturnes et diurnes dont la buse variable, l'épervier, la chouette hulotte et l’effraie...). En hiver, hérons cendrés, grands cormorans, colverts, mouettes rieuses sont d'observation courante et aisée.
Les passes à saumons
Le Massif armoricain est l’un des derniers sites à saumons en France.
Le saumon atlantique adulte remonte en rivière du printemps à l’automne. Il identifie sa rivière natale par la reconnaissance de son odeur qu’il a mémorisé pendant sa vie juvénile. Sa reproduction a lieu principalement en décembre. Après le creusement de la frayère dans les zones à fort courant, la femelle pond ses ovules qui sont aussitôt fécondés par le mâle. Après la fécondation, la femelle déplace graviers et galets qui viennent pour recouvrir et protéger les œufs. L’éclosion des alevins se produit en février-mars de l’année suivante. La vie juvénile des saumons se passe dans la rivière (une année). Ils s’alimentent principalement d’insectes aquatiques. Ceux qui grandissent le plus vite durant leur premier été (9-12 cm) quitteront la rivière pour la mer au printemps suivant : c’est la dévalaison. Les autres, plus petits (5-9 cm) séjourneront une année de plus en eau douce (environ 27 mois) avant de partir pour la mer. Au moment où il quitte la rivière, le jeune saumon est prêt à vivre en milieu marin.
Le Blavet est canalisé sur les soixante-dix kilomètres de son cours inférieur, et ne possède actuellement de frayères à saumons que sur ses affluents en aval de Pontivy : Kersalo, Sebrevet, Evel, Brandifout et Sarre. Il est donc vital de garantir un accès permanent aux poissons, même par faible débit. Le Pays d’accueil de la Vallée du Blavet, soucieux de la défense des milieux aquatiques, a donc organisé la réalisation de dix passes à saumons, doublées de glissières à canoë-kayak, entre Hennebont et St-Nicolas-des-Eaux.
Vous pourrez en observer aux écluses de Pont Augan ou de Minazen, par exemple. Elles ont pour but d’aider les saumons à surmonter l’obstacle des écluses. Leur implantation et leur conception sont telles que le poisson y est attiré naturellement.
Sur la majorité des cours d’eau bretons, le franchissement des barrages de moulins à eau s’effectue « à la nage » lorsque le débit d’eau le permet. On ne voit les saumons « sauter » que lorsqu’ils rencontrent des obstacles verticaux plus importants comme sur la rivière du Blavet.
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A la recherche du sens des toponymes (noms de lieux) de Languidic
Travail effectué par le Frère Cheval en 1998, aujourd’hui décédé